L'article que nous avons publié dans la revue ne représente que quelques éléments du fascicule "Découvertes des orchidées de Villarceaux" . Nous vous proposons en avant première quelques documents, plus complets, qui vont constituer ce livret.

Nous vous souhaitons une bonne lecture.  (P.S.A)


12 espèces d’orchidées sauvages  existent dans le parc de Villarceaux  :

Détails et  découvertes 

 

Patrick et Sylvie Delvallez et  Annie Falguières

Rappels (texte de la revue) :

  1. Chronologie de nos relations avec  Villarceaux

Les premiers contacts furent établis  entre notre association  et des différents partenaires de Villarceaux en janvier 2013, en vue de  notre première participation de «  Au temps des Jardins »  de juin de la même année.

Nos  interlocuteurs furent : au départ Patrick MONIN, président de l’association des  « Amis du Domaine de Villarceaux » (association crée en 2009), pour valoriser ce site remarquable, et qui assurait l’organisation de cette manifestation. Cette association  contribue à promouvoir le Domaine vis à vis des visiteurs, des autres associations et aussi d’autres institutions, et a pour vocation d’œuvrer à divers projets et manifestations, toujours en rapport avec les axes de développement du Domaine: l’histoire et l’environnement.

Puis nous avons fait connaissance du Conservateur  Mr Thierry  LABUSSIERE qui agit pour la sauvegarde de ce domaine depuis 2002, et enfin, notre interlocuteur concernant les orchidées sauvages existantes  sur ce site, Mr Gwenaël  FOREST, régisseur exerçant sur le domaine depuis  2011. Celui-ci est diplômé en horticulture et est également un  orchidophile averti, et passionné. Résidant assez souvent au Château, il est d’ailleurs notre « ami-espion »  pour suivre l’émergence et l’évolution des orchidées.

    II.          Le domaine de Villarceaux est un territoire de 800 hectares, comprenant diverses structures : un site historique avec deux châteaux (lieu de notre étude), un golf, une structure d'accueil et d'hébergement dans l'ancienne bergerie rénovée, une ferme avec ses terres cultivables et une partie boisée.

Le domaine fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 10 septembre 1941  et depuis l'été 2012, du label EVE        (« Espace végétal écologique »). En parallèle, l'intégration de Villarceaux au réseau de sites européens Natura 2000 est en cours. Ce à quoi le domaine peut prétendre par la richesse de sa faune et de sa flore (pelouses sèches, orchidées sauvages, écrevisses à pattes blanches, importantes populations de chauve-souris dans les anciennes carrières…).

III.       Géologie : ce vaste plateau calcaire, dominant de 100 mètres environ les régions environnantes, est délimité par la Seine au sud, l'Oise à l'est, l'Epte à l'ouest et la Troësne et l'Esches au nord.

Les paysages du Vexin français surplombant le plateau, les buttes d'Arthies, de Rosne et de Marines dressent leur silhouette boisée et ont conservé leur chapeau de sable et de meulière d’où la présence de sites d'intérêt national et la présence d'espèces végétales protégées. Ces sols expliquent la présence d’espèces d’orchidées indigènes très spécifiques.

IV.            Une évidence s’est imposée rapidement : établir une cartographie des orchidées  se trouvant dans le domaine, Orchidée95 devenant naturellement son « pilote », en étroite collaboration avec le Conservateur, le Régisseur et les passionnées des Amis du Domaine de Villarceaux. Munis au départ des observations de différents botanistes ayant travaillés sur place les années passées puis, deux ans d’études bibliographiques plus approfondies et de recherches sur le domaine, nous ont permises de créer un premier livret. Celui-ci fut remanié et repris maintes fois, incluant aussi les modes de germination et pollinisation, avec à la clé,  la reconnaissance de nos différents partenaires en 2017.

 

Une première sortie découverte en mai 2016, pour des adhérents de l’Association du Domaine de Villarceaux et de l’Association Orchidée 95 à été organisée. Les conditions météorologiques en 2017, ayant impacté l’évolution des différentes espèces,  expliquent la difficulté d’organiser aisément une nouvelle sortie. Certains adhérents ont pu  les observer, tout de même, lors de la manifestation « au temps des jardins » du début juin.

 

V.               Le prochain challenge d’Orchidée95, est  la réalisation d’un « circuit découverte » avec son fascicule explicatif.  Ce circuit sera ouvert à tous les visiteurs.

Nom de ce  fascicule : «  A la découverte des  orchidées sauvages  dans le Domaine de Villarceaux ».

è    Ce document sera une suite logique d’un article paru au  numéro 37 de la revue « L’ORCHIDEE » (éditée en mars 1992). Cet article fut  suivi à l’époque par l’impression d’un supplément à ce numéro 37 « guide des orchidées du Val d’Oise » : une brochure réalisée par J.Y. Gil, J.L. Luck, Ph. Ch. Martin et ce, avec le concours du Conseil Général du Val d’Oise. 


Documents et textes qui seront insérés dans le livret


Préface

« Qui sait que le domaine de Villarceaux recèle près d’une quinzaine de variétés différentes d’orchidées sauvages dans ses jardins classés ?  Ce trésor naturel a été « découvert » à l’occasion de la certification « Espace Végétal Ecologique - EVE» du domaine par ECOCERT en 2012, qui nous a amené à mieux connaître et à mieux observer la flore et la faune de ce grand site historique régional.

Grâce au partenariat engagé avec le domaine, à la mobilisation de ses membres, à leur capacité d’expertise,  l’Association « Orchidées 95 »  a apporté une contribution essentielle à la connaissance des orchidées de Villarceaux. Recensement, identification, photographies, cartographie : c’est un travail scientifique minutieux qui a été mené. Il est aujourd’hui partagé avec le public ! Merci à vous de contribuer ainsi, avec passion,  à la protection de la biodiversité en Ile-de-France et à la beauté de notre monde ! »

 

Thierry Labussière.

 

Avant-propos

Ce livret a été crée  afin de vous présenter et vous aider à découvrir  les différentes  orchidées sauvages qui sont présentes dans le parc du « Domaine de Villarceaux ». Il doit vous permettre d’identifier avec plus de certitude toutes ces orchidées sauvages répertoriées,  en vous guidant pas à pas dans le domaine.

Ces planches, nous espérons que vous aurez autant de plaisir à les utiliser que nous avons eu  à les construire. Issues d’un travail d’équipe, Orchidée 95  remercie particulièrement  le personnel du domaine,  son Conservateur,  les membres du comité des « Amis de Villarceaux », sans qui rien n’aurait été possible.

Veuillez noter que certaines orchidées furent identifiées dans des endroits interdits au public, mais des visites encadrées pourraient être envisagées.

 

Ce recueil  pourra encore évoluer, mais il possède un maximum d’information : savoir reconnaître les orchidées répertoriées [leurs caractéristiques],  où  les trouver dans le parc,  et aussi  comprendre les besoins qui leurs sont nécessaires pour leur implantation. Différents insectes pollinisateurs y sont cités.  Vous y trouverez ensuite quelques notions de botanique avec 2 planches réservées à deux botanistes qui sont à l’origine de la compréhension de la multiplication des orchidées. Enfin une présentation détaillée du domaine de Villarceaux sera évoquée.

 

 Inutile de vous rappeler le respect dû à ces plantes : cueillette et arrachage de ces espèces protégées ne sont que du vandalisme botanique.

 Nous vous souhaitons une bonne promenade.


Localisation des différentes orchidées sur le site


Fiches 




Himantoglossum hircinium

ou orchis bouc


Listera ovata

ou listère à feuilles ovales


Orchis militaris

ou orchis militaire


Gymnadenia conopsea

ou orchis moucheron



Limodorum abortivum

ou limodore à feuilles avortées


Ophrys apifera

ou ophrys abeille


Orchis purpurea

ou orchis pourpre


Platanthera chlorantha

ou platanthère à feuilles vertes







Charles Robert DARWIN     (1809-1882)

Charles Robert Darwin (1809-1882) naturaliste anglais, le plus grand biologiste de son temps, a imposé la notion d'évolution biologique par la sélection naturelle.

Darwin a cherché à faire triompher ses conceptions scientifiques, après les violentes polémiques suscitées par l'Origine des espèces. L'étude des orchidées lui permet d'écrire avec de solides arguments : “Pouvons-nous être satisfaits d'admettre que chaque orchidée a été créée d'après un certain type idéal et que le tout-puissant Créateur n'a pas voulu s'en écarter ? N'est-il pas plus simple et plus intelligible d'admettre que toutes les orchidées doivent leurs caractères communs à leur descendance de quelque plante monocotylédone, et que la structure présente de leur fleur, si merveilleusement changée, a été la suite de lentes modifications, chaque modification utile ayant été fixée pendant le cours des changements incessants auxquels le monde a été exposé?”

Les descriptions de l'organisation des fleurs de nombreuses orchidées européennes et tropicales, sont accompagnées de figures précises, et d'analyses des processus de leur pollinisation.

S'appuyant sur les travaux de Robert Brown (1773-1858). Darwin étudie les homologies dans l'organisation des pièces florales des orchidées. Il montre que, “dans le cours régulier de l'évolution, chaque organe, originellement affecté à la réalisation d'un seul but, s'adapte par changements insensibles à des fonctions très différentes”.

Darwin recueille pendant ses voyages de l831 à 1836 des informations pour ses écrits sur l'évolution et sur la fécondation des orchidées par des insectes pollinisateurs.

Il avait ainsi prédit l’existence d'un insecte pollinisateur qui devait posséder une trompe de trente centimètres de long pour effectuer la fécondation de l'Angraecum sesquipedale dont l’éperon nectarifère avait une mesure équivalente. Ce n’est qu’environ quarante ans plus tard que l’on découvrit à Madagascar le papillon de nuit “Xanthopa morganii praedicta”, de la famille des Sphinx. Il possède une trompe de trente centimètres qu’il peut dérouler pour aspirer le nectar, ce faisant, le papillon cogne sa tête sur la colonne de l’orchidée et emporte en s’envolant les pollinies qu’il déposera à son insu sur le stigmate d’un autre Angraecum.

 

Darwin décrit ainsi la complémentarité des comportements des insectes pollinisateurs et de la structure des organes reproducteurs des orchidées.


Noël BERNARD      (1874-1911)

 Botaniste français. Né à Paris, Noël Bernard a consacré sa très brève existence à l'étude des phénomènes de symbiose entre les orchidées et les micro-organismes endotrophes*  [se dit des mycorhizes vivant à l'intérieur des cellules de leur hôte, après avoir pénétré dans les racines].

 

Jusqu'à la fin du XIXe siècle, la germination des graines d'orchidée demeura une énigme. C'est Noël Bernard (1874-1911), jeune biologiste français, qui le premier, en 1899, observa au microscope de très jeunes plantules, recueillies au pied d'une plante mère. Il décela de très nombreux filaments mycéliens imprégnant les racines des plantules : un champignon qu'il identifia plus tard à un Rhizoctonia *. 

*[c’est un des champignons, dont les espèces ne produisent pas de spores, mais sont constituées d'hyphes (élément végétatif filamenteux). Ils sont habituellement saprophytes (décomposeurs)].

 

Après un ensemble de travaux scientifiques, il put préciser la nature et le rôle exacts de cette association dans la germination de la graine d'orchidée. Ce qui l'amena à conclure que les graines d'orchidée, presque ou totalement dépourvues de substances nutritives, ne pouvaient germer qu'en présence de ce champignon, dans une association étroite. Cette symbiose permet aux graines de recevoir les éléments nutritifs produits par le champignon, notamment les sucres que les graines des autres fleurs trouvent en abondance dans les tissus de réserve de leurs cotylédons. Étudiant l'infestation des racines des orchidées par les symbiotes, Noël Bernard observait que la vigueur de la plante contaminée était accrue et sa multiplication végétative facilitée. En effet, il constatait des modifications cytologiques dans les tissus envahis par le microbe : transformation des structures du noyau et hypertrophie des cellules. Cela expliquait la tubérisation* fréquente du système radiculaire des orchidées

 

* [La tubérisation correspond à la transformation d'une ou plusieurs parties d'un végétal (racines, feuilles, tiges...) en organe de réserve (tubercule, rhizome, racine tubérisée) permettant ainsi la survie de la plante lors de la mauvaise saison].

La reproduction des orchidées à partir de leurs graines fut alors possible, ce qui permit aux orchidées de se démocratiser. Noël Bernard continua ses recherches en tentant de créer un milieu de culture contenant du sucre mais sans champignon, favorable au développement des graines. Lorsqu'il mourut en 1911, il avait réussi à obtenir un début de germination. Ses travaux furent repris par Knudson, un biologiste américain, qui améliora le milieu de culture et réussit à obtenir de jeunes plantules. Et de ses découvertes, de  nouvelles méthodes in vitro* ont été élaborées  pour palier à l’absence de champignon pas toujours identifié.

 

 

* [Les méthodes in vitro permettent de garder des plants stériles, exempts de virus et autres infections en plus de pouvoir produire rapidement une grande quantité de plantules. Elle est utilisée pour la création de nouvelles plantes (par exemple des plants génétiquement modifiés) ; pour la multiplication de plantes commerciales produisant peu ou pas de graines ; ou encore pour la conservation et la multiplication d’espèces rares. En général, les plantes (en fait une seule ou quelques cellules suffisent) sont placées sur un milieu de croissance stérile (qui comprend du saccharose comme source d’énergie, des vitamines et des nutriments) et dans un environnement à température, taux d'humidité et luminosité contrôlés].


Pour en savoir plus :

  • Texte (intégral) de présentation du domaine de Villarceaux

 

Géologie : Ce vaste plateau calcaire, dominant de 100 mètres environ les régions environnantes, est délimité par la Seine au sud, l'Oise à l'est, l'Epte à l'ouest et la Troësne et l'Esches au nord.

Les paysages du Vexin français surplombant le plateau, les buttes d'Arthies, de Rosne et de Marines dressent leur silhouette boisée et ont conservé leur chapeau de sable et de meulière d’où la présence de sites d'intérêt national et la présence d'espèces végétales protégées (ces sols expliquent la présence d’espèces d’orchidées indigènes très spécifiques).

Le domaine de Villarceaux est un territoire de 800 hectares comprenant diverses structures : un site historique avec deux châteaux, un golf, une structure d'accueil et d'hébergement dans l'ancienne bergerie rénovée, une ferme avec ses terres cultivables et une partie boisée.

Le site des châteaux, du XIIIe siècle pour la partie basse et du XVIIIe siècle pour la partie haute, se trouve dans un parc de soixante-dix hectares clos de mur. Il recèle un jardin des simples, un jardin Renaissance et de nombreuses pièces d'eau. Le domaine se situe à Chaussy, village du Vexin français dans le Val-d'Oise, à 5 km de Maudétour-en-Vexin, 8 km de Magny-en-Vexin et à environ 65 km au nord-ouest de Paris. Le domaine fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 10 septembre 1941 et depuis l'été 2012, du label EVE pour Espace végétal écologique.

Le site des châteaux est un domaine « éco-géré » par le conseil régional d'Île-de-France dans le cadre d'un bail emphytéotique de 99 ans avec la Fondation Charles Léopold Mayer pour le progrès de l'Homme, propriétaire des lieux. Il constitue un ensemble unique par son vaste parc, ses jardins Renaissance, ses magnifiques perspectives dans un site vallonné, et la présence de deux châteaux, un manoir du XIIIe siècle qui abrita les amours de Louis de Mornay, marquis de Villarceaux, et de Ninon de Lenclos, et un château de style Louis XV du XVIIIe siècle. Bassins et canaux sont alimentés par 32 sources recensées.

Les jardins du Domaine ont été restaurés par Alain Cousseran et Alain Provost, paysagistes, lauréats d'un Concours International en 1992. Les deux objectifs que se sont fixés la Région et le domaine pour les années à venir est d’y faire du développement durable une priorité et être le premier site européen du patrimoine éco géré.

Pour ce faire, afin de préserver la qualité des sols et les nappes phréatiques, le domaine a supprimé tous les engrais, les désherbants chimiques et les produits phytosanitaires issus de l’industrie. Pour respecter le rythme naturel de la végétation, le désherbage s’effectue manuellement depuis 2004. Depuis 2007, le domaine produit une partie de son propre humus à partir des résidus végétaux de tontes et de tailles des arbres d’alignement. Un complément d’apport nutritif aux plantations sous la forme de fumier animal est acheté chaque année dans des fermes d’élevage biologique. Le terreau provient d’une lombriculture (élevage de vers de terre) voisine.


Grâce à trois apiculteurs du Val-d’Oise, plus de 40 ruches ont été installées dans le parc en 2010. Situées à l’écart des activités forestières et touristiques, elles produisent un miel de grande qualité qui est extrait en public lors de manifestations spécifiques) et vendu sur le domaine par les apiculteurs.

De plus, la Région Île-de-France a engagé, en 2010, un programme ambitieux de restauration intérieure des bâtiments des communs du XVIe siècle. Entièrement remaniés au rez-de-chaussée et au 1er étage, ils disposent d’un ascenseur et de sanitaires pour les personnes handicapées, sont équipés de la fibre optique pour un accès optimal à Internet, et sont chauffés par géothermie à partir des sources du domaine. Une énergie propre et renouvelable utilisée pour la toute première fois dans un monument historique.


Enfin, en août 2012, le domaine a obtenu une reconnaissance de ses efforts en faveur de l’environnement en se voyant décerner le label « Espace végétal écologique ». Une première pour un parc classé, qui a même fait l'objet d'un renouvellement au cours de l'été 2013. En parallèle, l'intégration de Villarceaux au réseau de sites européens Natura 2000 est en cours. Ce à quoi le domaine peut prétendre par la richesse de sa faune et de sa flore (pelouses sèches, orchidées sauvages, écrevisses à pattes blanches, importantes populations de chauve-souris dans les anciennes carrières…).

 Jusqu'en 2014, la visite était obligatoirement guidée et durait en moyenne une heure trente. Le public n'était par conséquent pas autorisé à se promener librement dans le parc.

Depuis la saison 2015, la visite du domaine est libre aux horaires d'ouverture et toujours gratuite à ce jour. Des visites guidées sont toutefois proposées, également gratuitement. Les groupes sont accueillis sur réservation préalable.

Outre les visites, le domaine est en saison le cadre de divers spectacles, reconstitutions historiques, concerts, théâtre, expositions. Durant l'hiver, le domaine accueille des artistes en résidence dans l'aile nord des communs du manoir Renaissance qui a été restaurée, et des ateliers pédagogiques pour les enfants du Vexin, les mercredis et durant les vacances scolaires.

  • Présentation de l'association "les Amis de Villarceaux"

 

A venir