Liste 3


Les Orchidées sauvages d'Ile de France

 François Dusak , Pascal Pernot

 

Biotope 

2002

 

Sous l'égide de la Société Française d'Orchidophilie, une douzaine de passionnés a entrepris de ratisser l'Île-de-France, accumulant des milliers d'informations. Chaque espèce fait l'objet d'une fiche illustrée (photographies, dessins) indiquant les caractères pertinents pour sa détermination, sa répartition régionale, sa période de floraison. Un précieux point de départ pour une première découverte des orchidées sauvages.


Atlas des orchidées de France

François Dusak & Daniel Prat

 

Biotope

2010

 

Il contient les cartes de répartition précises de tous les taxons du territoire. Les 159 monographies, illustrées, précisent aussi la répartition globale des espèces, leur écologie et le classement liste rouge nationale de l'UICN (établi en mai 2009 grâce à une collaboration SFO-FCBN-MNHN). Les relations bioclimat-habitat sont mises en valeur par des histogrammes de répartition altitudinale et climatique.


Guide des Orchidées de France

Dusak (François), Lebas (Pierre), Pernot (Pascal)

 

Belin

224 pages, 2009

 

Un guide pour une identification facile des espèces"
Avec ce guide, vous cheminerez facilement vers une identification sûre et intuitive, grâce à : un système original d’onglets pour les caractères à observer , de grandes photos, des descriptions précises et concises.


Hybrides d’Ophrys du bassin méditerranéen occidental

Rémy SOUCHE

 

288 pages, 250 photos, 2008

 

Ce livre présente 265 hybrides, chaque image comporte en légende les noms des deux Ophrys supposés être les géniteurs, le lieu où la plante a été photographiée avec pays, région, province ou département et la commune, ainsi que la date de prise de vue.


12 espèces d’orchidées sauvages existent dans le parc de Villarceaux :

Détails et découvertes

Patrick et Sylvie Delvallez et Annie Falguières

I. Chronologie de nos relations avec Villarceaux

Les premiers contacts furent établis entre notre association et des différents partenaires de Villarceaux en janvier 2013, en vue de notre première participation de « Au temps des Jardins » de juin de la même année.

Nos interlocuteurs furent : au départ Patrick MONIN, président de l’association des « Amis du Domaine de Villarceaux » (association crée en 2009), pour valoriser ce site remarquable, et qui assurait l’organisation de cette manifestation. Cette association contribue à promouvoir le Domaine vis à vis des visiteurs, des autres associations et aussi d’autres institutions, et a pour vocation d’oeuvrer à divers projets et manifestations, toujours en rapport avec les axes de développement du Domaine: l’histoire et l’environnement.

Puis nous avons fait connaissance du Conservateur Mr Thierry LABUSSIERE qui agit pour la sauvegarde de ce domaine depuis 2002, et enfin, notre interlocuteur concernant les orchidées sauvages existantes sur ce site, Mr Gwenaël FOREST, régisseur exerçant sur le domaine depuis 2011. Celui-ci est diplômé en horticulture et est également un orchidophile averti, et passionné. Résidant assez souvent au Château, il est d’ailleurs notre « ami-espion » pour suivre l’émergence et l’évolution des orchidées.

II. Le domaine de Villarceaux est un territoire de 800 hectares, comprenant diverses structures : un site historique avec deux châteaux (lieu de notre étude), un golf, une structure d'accueil et d'hébergement dans l'ancienne bergerie rénovée, une ferme avec ses terres cultivables et une partie boisée.

Le domaine fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 10 septembre 1941 et depuis l'été 2012, du label EVE (« Espace végétal écologique »). En parallèle, l'intégration de Villarceaux au réseau de sites européens Natura 2000 est en cours. Ce à quoi le domaine peut prétendre par la richesse de sa faune et de sa flore (pelouses sèches, orchidées sauvages, écrevisses à pattes blanches, importantes populations de chauve-souris dans les anciennes carrières…).

III. Géologie : ce vaste plateau calcaire, dominant de 100 mètres environ les régions environnantes, est délimité par la Seine au sud, l'Oise à l'est, l'Epte à l'ouest et la Troësne et l'Esches au nord.

Les paysages du Vexin français surplombant le plateau, les buttes d'Arthies, de Rosne et de Marines dressent leur silhouette boisée et ont conservé leur chapeau de sable et de meulière d’où la présence de sites d'intérêt national et la présence d'espèces végétales protégées. Ces sols expliquent la présence d’espèces d’orchidées indigènes très spécifiques.

IV. Une évidence s’est imposée rapidement : établir une cartographie des orchidées se trouvant dans le domaine, Orchidée95 devenant naturellement son « pilote », en étroite collaboration avec le Conservateur, le Régisseur et les passionnées des Amis du Domaine de Villarceaux. Munis au départ des observations de différents botanistes ayant travaillés sur place les années passées puis, deux ans d’études bibliographiques plus approfondies et de recherches sur le domaine, nous ont permises de créer un premier livret. Celui-ci fut remanié et repris maintes fois, incluant aussi les modes de germination et pollinisation, avec à la clé, la reconnaissance de nos différents partenaires en 2017.

Une première sortie découverte en mai 2016, pour des adhérents de l’Association du Domaine de Villarceaux et de l’Association Orchidée 95 à été organisée. Les conditions météorologiques en 2017, ayant impacté l’évolution des différentes espèces, expliquent la difficulté d’organiser aisément une nouvelle sortie. Certains adhérents ont pu les observer, tout de même, lors de la manifestation « au temps des jardins » du début juin.

V. Le prochain challenge d’Orchidée95, est la réalisation d’un « circuit découverte » avec son fascicule explicatif. Ce circuit sera ouvert à tous les visiteurs.

Nom de ce fascicule : « A la découverte des orchidées sauvages dans le Domaine de Villarceaux ».

-> Ce document sera une suite logique d’un article paru au numéro 37 de la revue « L’ORCHIDEE » (éditée en mars 1992). Cet article fut suivi à l’époque par l’impression d’un supplément à ce numéro 37 « guide des orchidées du Val d’Oise » : une brochure réalisée par J.Y. Gil, J.L. Luck, Ph. Ch. Martin et ce, avec le concours du Conseil Général du Val d’Oise.

Espèces présentes sur le site :

Anacamptis pyramidalis (Linné) Richard 1817

Orchis pyramidal (fig 1)

Ordre : Orchidales - Famille : Orchidaceae - Genre : Anacamptis

Habitat : espèce de milieux de pleine lumière sur des sols calcaires plutôt secs.Forêts claires, lisières et même sur pelouses et talus.

Plante : élancée de 25 à 50 cm de hauteur.

Tige : verte et assez mince.

Feuilles : dressées, étroites au sommet pointu.

Inflorescence : serrée, elle évolue de forme conique au début de sa floraison à une forme plus ovoïde.

Fleur : de couleur rose à rougeâtre et de petite taille. Sépale dorsal et pétales latéraux en forme de casque assez court. Le labelle est trilobé mais on remarque 2 crêtes en forme de lamelle à sa base. L’éperon très fin et courbé est de même taille que l’ovaire.

Floraison : de mi-mai à mi-juin. Les feuilles sont visibles de janvier à mi-juillet.

Info+ Les lépidoptères pollinisateurs, tels des papillons diurnes (Damier, Gazé, Zygène ...) de l’anacamptis pyramidalis, sont attirés par ses couleurs vives et un discret parfum émis durant la journée.

Cephalanthera damasonium (Miller) Druce 1906

Céphalanthère blanche ou à grandes fleurs (fig 2)

 

Ordre : Asparagales - Famille : Orchidaceae - Genre : Cephalanthera

Habitat : espèce de mi-ombre sur sol sec à frais, et calcaire. Souvent dans les bois clairs ou en lisière de charme, de hêtraie ou chênaie.

Plante : élancée de 25 à 60 cm de hauteur.

Tige : verte.

Feuilles : lancéolées et ovales, de 3 cm de large, étalées à plat. Inflorescence : en épi lâche et à fleurs peu nombreuses.

Fleur : de couleur blanche à crème peu épanouie, sépales assez obtus. Le labelle est marqué d’une tâche jaune orangé.

Floraison : de mi-avril à début juin.

Info+ Cette plante est non mellifère et non nectarifère. Devant le peu de pollinisateurs, cette espèce pratique surtout l’autopollinisation.

Dactylorhiza praetermissa Druce (1914) Soo (1962)

Dactylorhiza négligé (fig 3)

Ordre : Orchidales - Famille: Orchidaceae – Genre :Dactylorhiza

Habitat : espèce de pleine lumière, sur des sols calcaires, humides à détrempés. Prairies fraiches, lisières des haies.

Plante : 25 à 80 cm de hauteur

Tige : élancée, creuse et robuste, porte cinq à huit feuilles dressées à obliques.

Feuilles : oblongues, assez larges, non tachées et réparties le long de la tige. Inflorescence : épi allongé, formé de grappes assez éparses.

Fleur : de couleur rose pâle à rouge violacé. Son labelle est entier, parfois légèrement trilobé. Son éperon conique plus court que l’ovaire est dirigé vers le bas.

Floraison : de début juin à mi-juillet.

Info+ Les dactylorhiza attirent les pollinisateurs mouches, moustiques, bourdons et autres coléoptères, grâce à leurs ressemblances avec d’autres inflorescences nectarifères. Ceux-ci abusés par cette ressemblance, visitent une première fleur, et ne trouvant pas de nectar, repartent vers une autre. La fécondation est alors possible. L’autofécondation est fréquente.